la Fracture du scaphoïde
Respirez bon air

Vous êtes asthmatique ? Bougez, c’est vital !

L’asthme n’est pas une contre-indication au sport. Il est important, une fois pour toutes, de tordre le cou à cette idée fausse, mais à la peau dure. C’est même tout le contraire, puisque le sport est fortement conseillé aux asthmatiques !

Le champion cycliste espagnol Miguel Indurain était asthmatique. Preuve vivante que cette maladie n’est pas un obstacle à la pratique sportive, même à très haut niveau. Si la maladie est bien contrôlée aucun sport n’est contre-indiqué (hormis la plongée sous-marine avec bouteilles pour la raison évidente qu’en cas de crise il serait impossible de prendre un traitement).

Mettez-vous au sport

Asthmatiques mettez-vous au sport, mais avant toute chose équilibrez votre asthme. L’impératif numéro un, c’est de suivre scrupuleusement le traitement de fond prescrit par le médecin et... c’est le plus difficile.

En effet, nul n’a envie de s’astreindre à un traitement médical quand il ne souffre pas, alors que c’est un pré-requis primordiale. Une bonne maîtrise de la maladie est indispensable. L’inflammation chronique des bronches, responsable des crises, doit être jugulée pour permettre une pratique sportive confortable.

L'asthme d'effort

Confort, voilà un mot important. Les asthmatiques doivent particulièrement veiller à doser leur effort en fonction de leur confort respiratoire. Plus de 3 patients sur 4 sont en effet victimes de ce que les médecins appellent un asthme d’effort qui se manifeste par un essoufflement, une toux, des sifflements...

A l’arrêt de l’effort, voire 5 à 15 minutes plus tard, les bronches se contractent. Et c’est cela qui peut provoquer une crise. Rien à voir avec ces essoufflements importants qui apparaissent durant l’exercice, pour régresser spontanément à l’arrêt. Ceux-là ne sont pas dus à de l’asthme mais... au manque d’entraînement.

Prévenir l'asthme d'effort

Quand il est connu, l’asthme d’effort peut être prévenu efficacement par la prescription de médicaments, et par le respect de précautions élémentaires :
- commencer et terminer l’exercice de façon progressive
- inspirer par le nez.
- expirer à l’effort plus lentement qu’à l’inspiration, en privilégiant la respiration abdominale.
- ne pas oublier de boire avant et après l’effort
- bien prendre garde aux facteurs déclenchants : pollution atmosphérique, présence de pollens, temps froid et sec.

En fait, le seul moment où la pratique d’un sport est réellement déconseillée à l’asthmatique, c’est en cas de forte pollution (voir : indice de pollution).

Testez vous

L’association Asthme et Allergies a édité une brochure dans laquelle vous pourrez évaluer le niveau de contrôle de votre asthme. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :

•  Cliquez pour télécharger la brochure "Test de contrôle de l’asthme"  >>

Lien utile

Nous vous proposons de visitez le site Capital Souffle. Il vous tiendra informé des traitements actuels qui permettent de diminuer les symptômes de l'asthme, d'éviter les crises et de contribuer à améliorer la qualité de vie.

Georges R.

Les traitements des maladies asthmatiques

L’arme de choix, ce sont les corticoïdes par voie inhalée. Ils ont permis une baisse considérable de la mortalité. Lorsqu’ils ont atteint leurs limites, les médecins ont deux options :
- Les broncho-dilatateurs à longue durée d’action, utilisés pour dilater les bronches sur le moyen à long terme. Ils n’ont aucun effet anti-inflammatoire et n’agissent donc pas sur la cause de la maladie. Ils doivent donc toujours être associés à un corticoïde.
- Les anti-leucotriènes. Ces médicaments pris en association avec les corticoïdes, sous forme de comprimés, agissent sur une autre voie de l’inflammation bronchique.

En cas de crise ou de difficulté passagère, on utilise aussi des bronchodilatateurs à courte durée d’action. Le plus connu est la Ventoline mais il en existe bien d’autres.

 

Asthme et BPCO, ce n’est pas du tout pareil

Encore un mot pour évoquer la broncho-pneumopathie chronique obstructive, la BPCO qui est trop souvent confondue avec l’asthme. Or il s’agit de deux affections bien distinctes.

L’asthme est provoqué par une inflammation chronique, et donc un épaississement des bronches. Ses symptômes varient d’un jour à l’autre. Ils sont souvent, plus aigus la nuit que le jour. Plusieurs facteurs comme les allergènes, un air froid et sec et certaines infections virales peuvent être impliqués dans le processus inflammatoire. Lequel, crise après crise, entame le capital respiratoire.

Il n’y a pas un asthme mais des asthmes. Chaque asthmatique développe son tableau clinique : toux, sifflements dans la poitrine, sensation d’essoufflement voire d’oppression. La maladie se traduit différemment d’un patient à l’autre.

La BPCO, par contre, est caractérisée par une obstruction des bronches et une destruction du tissu pulmonaire. Ce que les spécialistes appellent un emphysème.

A long terme, la maladie expose à un réel handicap au quotidien. Elle force les malades à réduire leur activité. Par ailleurs une insuffisance cardiaque peut rapidement s’installer, provoquant des complications souvent fatales.

Mais avant d’en arriver là, le début de la maladie est insidieux. Et les symptômes banalisés. Ce qui explique que le diagnostic soit souvent tardif. Une fois la maladie installée, il n’est plus possible de retrouver une capacité respiratoire normale. Cependant l’arrêt du tabac permet de freiner l’aggravation de la maladie, tandis que les traitements actuels améliorent les symptômes.

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