Le
casque ?... C’est
juste indispensable !
« S’il avait porté un casque, il s'en serait mieux sorti !
» Combien
de fois, hélas, avons-nous entendu ce genre de réflexion ? Rouler sans casque sur des routes qui ne sont pas conçues pour
le cycliste relève de la prise de risque inutile, voire de l'inconscience. Rouler en peloton
à vive allure la tête non protégée, c’est
ignorer volontairement les dangers qui vous guettent.
Après
une chute, vous pourrez éventuellement changer de vélo… mais pas de tête
! Doit-on
en arriver à rendre le port du casque obligatoire pour sauver des vies ?
Le port du casque :
des progrès, mais insuffisants
Entre 2000 et 2005 la fréquence d'utilisation du casque a presque doublé, passant de 8,2 % à 16,1 %, tous âges et sexes confondus. 19,7 % des personnes ayant pratiqué le VTT ont porté un casque contre 14,7 % des usagers de vélo classique (vélo de ville et vélo tout chemin).
Malgré tout, cet effort reste encore trop faible. Il doit être poursuivi car la pratique du vélo comporte de vrais risques (190 cyclistes tués et 4 693 blessés en 2006).
(Source : Communiqué de l'INPES du 30 octobre 2007)
Porter un casque doit devenir un réflexe
Le
casque doit se porter à tous moments, même lors d‘un
simple petit entrainement. Une chute ne se prévoit jamais (sinon, on
l’éviterait… pas vrai ?). Cela doit devenir un réflexe,
comme celui de porter une ceinture de sécurité en voiture.
Le casque tient-il chaud ?
Finissons-en avec cette vieille idée qui se justifiait encore il y a quelques années. Aujoud'hui les casques ont fait d'énormes progrés côté aération, à tel point que les meilleurs d'entre eux, par leur effet de venturie, procurent un rafraichissement supérieur avec que sans casque.
L'été, pour se protéger du soleil, il évite le port de la sempiternelle casquette toujours plus chaude, et l'hiver sa ventilation est telle qu'il est nécessaire soit de boucher les ouïes d'aération soit de porter un bonnet sous le casque.
Bien choisir son casque
Il
est, par contre, indispensable de porter un casque qui vous soit confortable. Vous ne devez
jamais sentir le casque sur votre tête. S’il vous comprime
ou vous gêne, c’est qui’il n’est pas fait pour
vous. Prenez attention au choix de sa taille.
Choisissez un casque avec maintien occipital réglable (ce qui a tendance heureusement à se généraliser). Il permet d'optimiser les réglages à la morphologie de chaque tête.
Chaque marque possède son propre moule, chaque modèle
à une forme de coque particulière. Essayez-en plusieurs
avant de vous décider.
Bien régler son casque
Un
casque mal positionné pert beaucoup de son efficacité.
Pour vous protèger correctement, ajustez-le à votre taille
à l’aide des coussinets internes, réglez le maintien occipital et ensuite réglez les sangles
afin qu’elles forment un Y de chaque cotés des oreilles. Bouclez le système de fermeture et positionnez la sangle sous le
menton en vous assurant qu'elle ne vous serre pas.
Assurez-vous que le casque ne peut pas être enlevé
ni se déplacer de façon excessive. Enfin, vérifiez
la largeur de votre champ de vision. Au final, le casque doit être
bien droit, ni trop en avant, ni trop en arrière.
Roland Gabillon
Le port du casque obligatoire en France ?
Le débat sur le port du casque obligatoire à vélo est épisodiquement remis au goût du jour, et pour cause : on compte en France environ 8000 accidents par an dont 250 décès avec le traumatisme crânien sévère pour cause principale (66 %).
Des résultats prouvés
Les pays qui ont imposés une loi sur l'obligation du port du casque comme l'Australie, l'Espagne, les USA ou le Canada, constatent une réelle baisse du nombre de blessures à la tête.
Ainsi en Australie, le port du casque est obligatoire depuis 1990. Le nombre de cyclistes tués ou blessés a baissé de 48 % la première année et de 71 % la deuxième année !
Une étude réalisée aux Etats-Unis montre que le casque permet d'éviter 85 % des traumatismes crâniens et 88 % des blessures cérébrales.
Un constat alarmant en France
Alors qu'en France, le port du casque est seulement « fortement recommandé » par le Ministère de l'Equipement, il apparaît que moins d'un cycliste français sur cinq porte un casque (voir plus haut).
Obligatoire lors de compétitions cyclistes, le port du casque ne l'est pas pour autant lors des loisirs ou les enfants sont bien plus exposés que les adultes. De ce fait, la Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) réclame aux pouvoirs publics de le rendre obligatoire pour les moins de 15 ans.
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