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Vallée de l'Ubaye

Grande chevauchée en Ubaye

En villégiature à Pra-loup, j’avais formé le projet d’une grande sortie avec pas mal de dénivelée. Au lendemain de l’étape du tour de France qui arrivait à Jausiers après être passée par les cols de la Lombarde et de la Bonette, ma sortie était toute trouvée.

Surpris par le froid

Parti à 6 h 30 de Pra-loup, avec les premiers kilométres en descente, je suis totalement frigorifié malgré les manchettes et le k-way. Dans la vallée, qui file vers le col de Larche, j’essaie de me réchauffer avec un rythme de pédalage important.

Au pied du col de Larche, je me débarrasse du k-way mais je décide de garder les manchettes car il fait encore bien frais.

Le col de Larche est un col de 17 km (côté français) et qui ne présente pas de pourcentage important. Je le monte donc en souplesse avec une vitesse qui n’excède pas 17/18 km/h. J’arrive en haut à 8 h 10. Le col (1991 mètres) est absolument désert.

En route vers l'Italie

Je remets le k-way pour une longue descente en Italie jusqu'à la petite ville de Vinadio. Puis, avant d’entamer la longue montée du col de la Lombarde, j’enlève de nouveau le k-way et je remonte les manchettes.

Le début du col est très agréable. Il serpente en nombreux lacets sous le couvert des arbres. Je double quelques cyclistes italiens qui répondent joyeusement à mes « buon giorno ». Côté italien ce passage est vraiment de toute beauté !

Après une première partie assez difficile, un replat d’environ un kilométre est le bienvenu, puis j’arrive au croisement qui mène au sanctuaire de Santa Anna.

Il reste maintenant huit kilométres pour arriver au sommet dans un désert de pierrailles très sauvage. Au sommet, qui culmine à plus de 2300 mètres d’altitude, je me fais photographier par un marcheur.

Le temps de remettre le coupe-vent et me voilà dans la descente rapide sur un enrobé tout neuf jusqu'à Isola 2000.

  Sommet Ubaye

On voit bien que le tour est passé la veille car dans les virages il y a encore des coussins amortisseurs. Après la station, la descente est très rapide entrecoupée de tunnels et d’épingles très serrées. Dans la vallée de la Tinée, il est près de midi et je commence à sentir la chaleur. Heureusement j’avais prévu 2 grands bidons et de quoi m’alimenter en dosettes énergétiques.

Coup de fatigue dans le redoutable col de la Bonette

Il faut maintenant effectuer environ 18 km jusqu'à Saint Etienne de Tinée, qui sonnera le début de la très longue montée de la cime de la Bonette (26 km). Je sais alors ce qui m’attend car je connais ce col pour l’avoir fait dans les 2 sens en 2007.

A mi-pente, alors que j’étais bien jusque-là, j’accuse soudain un coup de bambou, et je sais que le reste de l’ascension sera proche du calvaire. En effet, ce sera le cas. Je monte maintenant à petite vitesse, et basculer au sommet représente la délivrance et 24 km de descente jusqu'à Jausiers. Je poursuis donc jusqu'à Barcelonette avec, comme souvent, le vent d’ouest donc de face pour moi. Il me reste ensuite la montée de 7 km pour monter vers Pra-Loup que j’effectue "au courage".

Le bilan est de 196 km et 5200 mètres de dénivelée. En dépit de la fatigue je suis assez content.

Juillet 2008
Frédérik Bruguier

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