![]() Dopage : protégeons nos jeunes cyclistesLe cyclisme est actuellement le sport le plus associé au dopage. Ce n’est plus un secret que le milieu professionnel est complètement "infecté". Ce qui se sait moins, c’est que la culture du dopage est tellement ancrée dans le milieu du vélo que même certains amateurs (petits "coureurs du dimanche" de tous âges) s’adonnent à ce vice ! Mais après tout, si ces malheureux sont à plaindre, cela reste leur affaire. Par contre, ce qui doit nous importer au plus haut point c’est de protéger nos jeunes. Trop de jeunes sont tentés par le dopageL’actualité nous le prouve tous les jours, un grand nombre de jeunes se laissent tenter par des promesses de victoires rattachées aux produits prohibés. Produits qu’il est assez facile de se procurer. En quelques semaines il est possible de se faire des contacts. Avant l'âge de 17/18 ans, il est peu courant qu'un jeune fasse usage de substances illégales. Mais c’est à cet âge qu'il prend conscience que certains produits peuvent améliorer ses performances. Et, s'il en a les capacités, le jour ou il parvient à un niveau international, il subit tellement la pression des médias, des commanditaires, des directeurs sportifs et des autres coureurs qu’il lui faudrait une belle force de caractère pour résister. L’importance des parents dans cette lutte contre le dopage des jeunesLes parents ont un rôle primordial à jouer pour éviter que leur enfant ne soit tenté de tricher à l'âge adulte. Si le jeune bénéficie d'un bon encadrement de la part de ses parents, il est généralement à l'abri d'une dérive. Mais si les parents ne s'impliquent pas et laissent leur enfant livré à lui-même ou à un entraîneur plus ou moins compétent et scupuleux, les risques sont maximums. À 20 ans, un jeune est un athlète autonome. Si de bons principes lui ont été inculqués, il y a de fortes chances qu'il prenne les bonnes décisions. Personne ne peut changer le monde, ni les habitudes illégales de certains. On peut cependant avoir une influence sur notre entourage proche ; ne nous en privons pas surtout sur nos enfants. Nous devons garder intact notre sens éthique, tout en n'étant pas dupe : le cyclisme a malheureusement cette fâcheuse tendance au dopage. Suppléments nutritionnels : produits parfois permissifsL’une des choses que je préconiserais dans l’éducation de nos enfants est de déconseiller l’utilisation de tous produits énergisants et de tous additifs nutritionnels, malgré leur totale légalité. Cela pour trois raisons principales : 1 – L'inutilité de ces produits et le risque de mauvaise utilisation : Les consommer sans justification ni contrôle médical multiplie les risques de déséquilibre alimentaire, alors qu'une bonne alimentation suffit. 2 – Risque de confusion dans les esprits : Certains jeunes cyclistes ont du mal à faire la différence avec des substances dopantes. D'autant que leurs aspects sont souvent identiques : poudre, pilule, ampoule,… 3 - Leur consommation provoque une banalisation du geste de prise de substance hors alimentation normale. Le passage à des produits illicites et dangereux se fait alors plus "naturellement". Produits énergisantsDe plus en plus de nos jeunes associent à tort leurs performances à ces produits. Il m’est arrivé de rouler avec un garçon de 18 ans qui, à l'approche de chaque difficulté de la route, se gavait de gels énergisants à effet rapide. Il était persuadé que cela lui était nécessaire pour franchir l’obstacle convenablement. J’ai vainement tenté de lui expliquer que ce comportement n’était pas judicieux et qu'il pouvait même aller à l'encontre de l'effet recherché. Bien entendu, je ne veux pas dire qu’il ne faut pas s’alimenter en roulant, ni que les additifs énergisants sont déconseillés à tous. Ces produits ont une certaine efficacité dans des cas et à des moments précis mais, à mon avis, il est préférable de les réserver uniquement à des adultes responsables et informés. Préconisons à nos enfants, durant l'effort, un apport calorique approprié à l'aide de produits totalement naturels (gateau sec, fruits, etc...). Suppléments alimentairesLorsqu’un jeune sportif n’obtient pas les performances qui devraient être les siennes (en raison généralement d'un mauvais entraînement), il est tenté de se retourner vers toutes sortes de suppléments alimentaires. Il arrive même, pour certains que cela ait une petite action positive. Mais dans ce cas c'est soit un effet placebo, soit qu'ils sont mal alimentés à la base. Lorsque l’alimentation est parfaite, les suppléments sont inutiles. A titre d’exemple, nous verrons certains associer leur performance à de la poudre de protéine, alors qu'un œuf apporte les mêmes quantités énergétiques. Pour conclureJ'aimerais attirer l'attention sur les vendeurs de ces produits qui, sans le vouloir, peuvent porter une part de responsabilité dans ce qui nous préoccupe aujourd'hui. Quand un jeune voit des publicités annoncer : « Prenez ce produit et vos performances vont augmenter », il associt alors la performance à ce produit et cela peut suffire à enclencher, chez lui, le début d'un processus néfaste... Roland Gabillon A lire : Quels sont les méfaits du dopage ? |
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