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produit dopant

Les méfaits du dopage sur la santé

A ce jour il n’existe pas, sur d'importantes populations de sportifs dopés, d’études sur le long terme qui permettraient d’établir formellement une relation précise entre le recours à une forme de dopage et des pathologies spécifiques. En revanche, il existe des cas avérés où l’on peut constater les méfaits du dopage sur la santé des sportifs

Les méfaits du dopage

Aujourd'hui on peut affirmer que la prise de produits dopants peut avoir des conséquences d’une extrême gravité : accidents cardiaques et circulatoires, insuffisances rénales et hépatiques, cancers, impuissance, stérilité, troubles de la grossesse chez la femme enceinte, ...

Les méfaits du dopages opèrent sur toutes les fonctions de l’organisme : cérébrale, métabolique, cardiovasculaire, respiratoire et hématologique.

Des médicaments détournés de leur attribution

Les éléments utilsées pour le dopage sont à l’origine des médicaments ou des procédés destinés à des fins thérapeutiques. Leur vocation est donc de guérir des malades. Or, ils sont détournés de cette vocation première et administrés à des personnes saines, en vue d’augmenter leurs capacités physiques et sensorielles.

Voici une liste non exhaustive des méfaits spécifiques à chaque procédé de dopage que nous classerons en 2 catégories, soit pharmacologiques, soit "mécaniques" :

Les méthodes pharmacologiques :
 les hormones stéroïdes anabolisants et les androgènes (testostérone, nandrolone)
 les tranquillisants, les benzodiazépines
 les stimulants, les corticoïdes
 l’EPO (érythropoïétine),
 les diurétiques

Les méthodes "mécaniques" :
  l’autotransfusion
  le caisson hyperbare
 l'électrostimulation

Les méthodes pharmacologiques

Les hormones stéroïdes anabolisants et les androgènes

L’administration prolongée d’hormones de croissance et stéroïdes anabolisants entraîne des lésions tendineuses, claquages musculaires, jaunisse, cancer du foie, artériosclérose, infarctus du myocarde, d’accidents cérébrovasculaires, d’oedème et d’hypertension.

Elle entraîne également des troubles psychiques : anxiété, irritabilité agressivité, perte de perception de certaines réalités, insomnie, cauchemars, dépression.

A cela s'ajoutent des effets spécifiques aux différents publics : Arrêt de croissance chez l'adolescent. Masculinisation de la voix et du corps, perte des cheveux, atrophie des seins et de l’utérus, hypertrophie du clitoris, irrégularités menstruelles, absence de menstruations, chez la femme. Atrophie des testicules, diminution de la libido, baisse de la fertilité et impuissance chez l'homme.

 

 

hormone de croissance

 

Les tranquillisants, les benzodiazépines

Ces substances hautement toxicomanogènes agissent sur le système nerveux central. Une consommation prolongée engendre une forte dépendance.

Après quelques semaines, elles peuvent entraîner un dysfonctionnement cognitif et des problèmes de mémoire et d’équilibre (risque de chutes accru). Leur usage continu, sur plusieurs mois, peut causer de l’anxiété, des hallucinations, de la rage ou de l’excitation, de la panique, de l’insomnie, des rigidités musculaires, les troubles digestifs, des problèmes touchant le cœur et les poumons, de la dépression pouvant aller jusqu'au suicide.

Les sédatifs, les bétabloquants,...

Les sédatifs, les bétabloquants, les produits d’éveil (amphétamines) et les corticoïdes sont toujours dangereux avec des risques physiques immédiats.

Ils causent, entre autres, des troubles cardiovasculaires, neurologiques, respiratoires, digestifs et même psychiques. De plus, ils peuvent engendrer des effets de diminution des défenses immunitaires, d’accoutumance et de dépendance aux conséquences très lourdes.

L'EPO (érythropoïétine)

A moyen ou long terme, la prise d’EPO provoque des phénomènes d’hypertension avec thromboses vasculaires mortelles (formation de caillots sanguins). (lire : EPO CERA)

Ajoutons que les produits masquants utilisés en parallèle induisent des hypotensions brutales, des troubles musculaires et digestifs.

  epo

Les diurétiques

Les diurétiques sont principalement employés pour échapper aux contrôles antidopage (produits masquants) en supprimant les traces de substances dopantes. Les principaux risques de leur utilisation sont la déshydratation, les déséquilibres minéraux, l’affaiblissement musculaire, les arythmies cardiaques et l’hypotension.

Les méthodes "mécaniques"

L'autotransfusion

L’autotransfusion peut être très mal supportée et s’accompagner d’infections et de réactions pathologiques diverses si elle est pratiquée en dehors d’un contexte médical sérieux.

Mais même contrôlée médicalement, cette pratique peut être à l’origine d’accidents graves. Comme par exemple une destruction des globules rouges, des allergies, une transmission d’infections bactériennes ou virales, une augmentation de la viscosité du sang pouvant entraîner des problèmes cardiovasculaires,...

  auto-transfution

Le caisson hyperbare et l'électrostimulation

Bien utilisées, les techniques du caisson hyperbare et de l'électrostimulation semblent n’avoir aucune conséquence néfaste sur la santé, à court comme à moyen terme. Nous ne les rangerons donc pas dans des méthodes de dopage, mais plutôt dans des méthodes d'entraînement.

Concernant l'électrostimulation...

L'électrostimulaton étant une technique facilement accessible à un large public, il nous semble important de rappeler certaines contre-indications : grossesse, présence d’un stimulateur cardiaque, accidents musculaires récents, ...

Petits conseils :
•  Après chaque séance n"oubliez pas d'effectuer quelques étirements car l'electrostimulation ne travaille qu'en raccourcissement du muscle.
•  L'électrostimulation ne remplacera jamais la pratique d'un sport qui seule permet d'augmenter la capacité d'endurance et de résistance ainsi que le développement de chaque muscle à la spécificité de ce sport.
•  N'utilisez que du matériel de qualité.

En conclusion

Voilà donc les risques potentiels du dopage connus à ce jour. Mais avec des techniques évoluant très vite et un principe de précaution n'ayant pas cours dans ces pratiques, nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles mauvaises "surprises".

Dr. Georges Rémy

•  A lire : Des cyclistes victimes du... vélo  >>

Pour soutenir la lutte contre le dopage une loi a été votée en 1999 instaurant un contrôle biologique longitudinale. Détail de la loi : http://www.senat.fr

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