![]() Les tendinites chez le cyclisteLes tendinites sont engendrées par la répétition de mouvements ou de chocs en apparence minimes comme, par exemple, la multiplication des frappes de balles qui traumatise le coude du joueur de tennis. Les tendinites ne sont pas courantes en cyclisme du fait que le sujet ne subit pas de contractions musculaires intenses et violentes. Et cela l'est d’autant moins que le vélo est bien adapté aux données morphologiques du pratiquant. C'est dans le cas contraire que différentes tendinites peuvent apparaître. Les différents types de tendinitesLes tendinites nodulaire Elle est du à la rupture de fibres tendineuses dont la cicatrisation imparfaite provoque l’apparition d’un nodule. Plus fréquente en athlétisme, cette tendinite est rare en cyclisme où l’on note peu de ruptures des fibres en raison de l’absence de contractions musculaires brutales. La tendinite de glissement Elle provient de la répétition d’un mouvement qui entraîne l’inflammation de la gaine enveloppant le tendon. Très fréquente en cyclisme où, selon le développement utilisé, 100 kilomètres exigent de 15 à 20 000 tours de pédales, cette tendinite est causée par la répétition du mouvement s’il n’est pas réalisé dans le bon axe. Les bursites Pour faciliter le glissement de certains tendons, des cavités appelées bourses séreuses les séparent des organes voisins (saillie osseuse, par exemple). Ces cavités peuvent s’enflammer : il s’agit d’une bursite, rare en cyclisme. En cyclisme, ces tendinites se développent principalement en deux endroits. La tendinite du genouLes tendinites du genou ne se produisent pas par hasard, elles trouvent en effet ses origines dans un matériel mal adapté, soit :
Il existe trois grandes catégories de tendinites du genou : celle du tendon rotulien (très sollicité lors des sprints, des accélérations violentes et de la position en danseuse), celle du biceps crural, sur l’extérieur du genou, et celle de la « patte d’oie », située sur la face interne. La tendinite du tendon rotulien Le tendon rotulien est très sollicité par le cycliste. En effet, 70 à 100 coups de pédale à la minute imposent un travail continu à ce tendon. C’est souvent l’insertion du tendon sur le tibia qui est l’objet de microruptures, impossibles à cicatriser à cause des sollicitations permanentes du tendon. Il se forme alors des nodules, voire des kystes, à la suite d’un entraînement ou d’une compétition. Ces nodules peuvent survenir lentement ou brutalement. Le tendon rotulien est alors très douloureux lors de tout mouvement de flexion. L’accroupissement peut parfois devenir impossible. Lors de l’entraînement, la douleur n’intervient pas tout de suite, mais ou bout d’une certaine distance. Elle apparaît progressivement, puis s’intensifie, pour rendre chaque flexion de la jambe très pénible. Le retour à la maison est alors problématique. En compétition la tenue d’unetelle douleur impose l’arrêt de l’effort. La tendinite de la « patte d’oie » A la face interne de l’extrémité supérieure du tibia, s’insère un ensemble musculaire de trois muscles antagonistes du quadriceps : le semi-tendineux, le couturier, le droit interne. Ces trois muscles forment un ensemble dit de la « patte d’oie ». Il se terminent par un tendon, qui glisse quelques centimètres le long du tibia, avant de s’y insérer. Entre l’os et le tendon, le glissement est assuré par une bourse séreuse (gaine). Les muscles de la « patte d’oie » ont deux rôles : la flexion du genou et la rotation interne du tibia sur le fémur. Lorsque ces muscles sont entravés dans leurs mouvements, il se produit une souffrance musculaire qui se traduit par une douleur. Ceci peut, là encore, se produire en cas de mauvais réglage de la chaussure sur la pédale, contrariant la rotation interne du tibia ou dans le cas ou les muscles de la « patte d’oie » restent contractés lors de l’extension. La tendinite du talon d’Achille
TraitementSelon la gravité, une tendinite se traite par le repos, par des applications locales de pommades, par la kinésithérapie, par un traitement anti-inflammatoire et décontractant, éventuellement par des infiltrations ou enfin par la chirurgie. Dr. Georges R. |
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