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Vélo électrique

Pourquoi choisir un vélo à assistance électrique ?

Le vélo à assistance électrique (VAE) a été inventé il y a une vingtaine d’année par des japonais. Il permet de se déplacer sans effort en se jouant du vent et des montés tout en faisant un peu d’exercice.

Il possède tous les avantages du vélo classique, sans en avoir les inconvénients. Faire ses courses ou se rendre à son travail à vélo, c'est bien, mais lorsqu'il s'agit de remonter une rue en forte pente (et il y en a beaucoup dans nos villes du Sud) cela peut s'avérer difficile. Tout le monde n'a pas la condition physique d'un coureur du Tour de France !

Avec un VAE vous êtes aidé dans l'effort et, en arrivant à destination, pas besoin de passer sous la douche et de se changer : le rythme cardiaque et la transpiration sont au niveau de celui d'un marcheur.

Comment fonctionne un vélo à assistance électrique ?

Le moteur se trouve dans un des moyeux de la roue avant ou arrière. Il est alimenté par une batterie et est piloté par un processeur qui analyse votre pédalage ainsi que les paramètres de sécurité comme le freinage et la vitesse. Vous pédalez le moteur s’actionne, vous ne pédalez plus le moteur s’arrête. C'est un véhicule simple à utiliser et très sûr.

L'autonomie des vélos électriques varie selon les modèles, oscillant entre 30 et 70 kilomètres par recharge. Plusieurs détails techniques sont à prendre en compte, notamment la détection de pédalage qui doit être adaptée aux efforts du cycliste. Elle doit lui permettre de démarrer rapidement dans les côtes sans toutefois trop dépenser l'énergie de la batterie.

Le couple de pédalage est le système le plus sophistiqué : plus vous appuyez fort sur la pédale, plus le vélo avance vite. Très onéreuse, cette technologie est souvent remplacée par un système de rotation de plateau. Cette fois, il faut pédaler vite pour acquérir de la puissance.

Faites un essai

Silencieux, écologique et pratique, le VAE est la solution idéale pour les personnes qui veulent faire du sport, mais en douceur. En ville c'est un des moyens de locomotion le plus rapide ; il est maniable, pratique, efficace pour éviter les bouchons et facile à garer.

N'hésitez pas, essayez un vélo à assistance électrique. Dès le premier coup de pédale l'effet sera saisissant, vous avancerez sans effort comme si quelqu'un vous poussait par derrière. Avancer devient facile et vous atteindrez sans difficulté les 25 km/h.

Par contre, au-delà de cette vitesse, l'assistance électrique s'arrête (lire : Règles à respecter pour un vélo à assistance électrique). Vous êtes alors seul à pédaler. Et oui, le vélo à assistance électrique ne dispense pas de pédaler, il aide seulement à rendre l'effort moins pénible.

Que coûte un vélo à assistance électrique ?

Il faut le reconnaître, la seule ombre au tableau c'est qu'un vélo électrique n'est pas donné. Son prix d'achat se situe entre 1 000 et 2 500 € suivant le modèle et l'équipement choisi. Comptez 1 500 € pour disposer d'un vélo équipé d'une batterie dont l'autonomie est réellement suffisante. Il faut savoir que la batterie occupe une part non négligeable dans le prix de revient d'un vélo électrique.

Les batteries

Le choix de la batterie est un détail primordial pour un vélo électrique. Plus sa tension (en volts) sera conséquente, plus la puissance se fera sentir. De la même manière, plus sa capacité (en ampères-heure) sera élevée, plus le vélo bénéficiera d'autonomie. Une capacité de 36 volts et de 8 ampères-heure est un minimum.

Mieux vaut également choisir un modèle pourvu d'un afficheur kilométrique qui jaugera en même temps le niveau de charge de la batterie. Ce gadget permet de contrôler l'autonomie du véhicule et d'éviter les pannes importunes.

Il existe plusieurs types de batterie. Chacune a ses avantages et ses inconvénients mais, à notre avis, deux sont à préférer : les batteries au plomb (Pb) pour leur prix, ou celles au lithium polymère (Li-Po) pour leur autonomie et leur poids.

Exemple : une batterie au plomb de 37 volts pèse 8 kg, autorise une autonomie de 30 à 50 km et coûte environ 100 €. Une batterie au lithium polymère de 37 volts pèse 2,3 kg, autorise une autonomie de 40 à 60 km et coûte entre 500 et 600 €.

On rencontre 2 autres types de batterie, mais qui présentent quelques inconvéniants :
- Les batteries au nickel cadmium (Ni-Cad), sont relativement légères, mais chères et souffrent d'une autonomie faible et d'un "effet mémoire" qui oblige à les décharger complètement pour réussir une charge complète ; elles sont gaspilleuses d'énergie.
- Les batteries au nickel / métal hydrure (NiMh) voisines des précédentes, elles souffrent d'un "effet mémoire" moins important, d'une autonomie légèrement plus grande mais d'un prix encore plus élevé.

Signalons que toutes les batteries se rechargent sur une prise de courant standard et que le temps de recharge est compris entre 3 et 8 heures.

Le VAE est un moyen de déplacement économique

A l'utilisation le VAE est très économique, son entretien est limité à celui d'un vélo classique et son appétit en électricité est très faible. Sur des petits trajets, en remplacement de la voiture, la différencs de coût sera énorme : rien qu’en frais d’essence, sur un kilométre, une petite voiture coûtrera environ 0,1 €, alors que pour un vélo à assistance électrique ce ne sera que... 0,001 € !

Roland Gabillon

Règles à respecter pour un vélo à assistance électrique

Un vélo à assistance électrique (VAE) est principalement un vélo sur lequel a été monté un moteur électrique. Sa vocation première est d’accompagner le cycliste dans l'effort : il s’agit d’une assistance au pédalage  mais non d’une propulsion.

Pour être considéré comme un vélo (et non comme un vélomoteur) il doit respecter les règles suivantes :
    - Le moteur doit avoir une puissance maximal de 250 W,
    - Le moteur ne doit fonctionner que lorsque son utilisateur pédale,
    - Le moteur doit s'arrêter au freinage et au delà de 25 km/h.

Le VAE étant considéré comme un vélo, bénéficie des avantages suivants :
    - Aucune assurance n'est obligatoire.
    - Il peut être couvert en cas d'accident par une assurance à responsabilité civile.
    - Le port du casque n'est pas obligatoire (bien que conseillé).

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