qualité air

Respectons la qualité de l'air
indispensable à la vie

Une année de vie perdue en moyenne par chaque européen à cause de la pollution de l'air

D’après l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, les données scientifiques montrent que les effets sur la santé les plus importants attribuables à la pollution de l'air proviennent surtout de l'exposition à une pollution de fond (la pollution moyenne tout au long de l'année par exemple), plutôt que des pics de pollution.

En moyenne en Europe, on estime que l'espérance de vie peut être diminuée de presque un an (moyenne : - 9,6 mois) par suite de l'exposition tout au long de la vie à la pollution de l'air caractérisée par l'indicateur PM2.5 (particules en suspension dans l'air d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres).
(Sources : INVS et étude européenne APHEIS)

15 mètres cube d'air par jour respiré en moyenne par adulte 

On ne peut vivre sans respirer et un adulte inhale en moyenne un volume total d'environ 15 mètres cube d'air (un sportif en plein effort multiplie par 2 à 4 fois sa capacité de respiration). Veiller à la qualité de l'air est donc une nécessité pour garantir un bon état de santé, mais aussi pour préserver notre environnement ainsi que le climat de la planète qui est menacé par une hausse des températures liées aux émissions de gaz à effet de serre.

L'air que nous respirons provient des divers endroits que nous fréquentons chaque jour (air extérieur, lieux de travail, habitat, voiture et autres moyens de transport, etc…). Il faut donc préserver la qualité de l'air extérieur, mais penser aussi celui des lieux clos car nous pouvons y passer une grande partie de notre temps (parfois plus de 80%)

Selon un sondage de TNS-Sofres réalisé entre le 28 septembre le 4 octobre 2007, 87 % des français, soit près de 9 sur 10, sont prêts à marcher ou à utiliser plus souvent le vélo en ville pour participer à la réduction des gaz à effet de serre.
Toujours selon ce sondage, 84% des personnes interrogées se disent également prêtes à utiliser plus souvent les transports en commun en ville.
Enfin, il ressort que les Français (et leurs maires) estiment prioritaire de développer l’usage des transports en commun et de changer les comportements en matière de déplacements pour protéger l’environnement.

Des émissions de polluants globalement en baisse 

Les réglementations sur la qualité des combustibles, sur les émissions des véhicules automobiles, ainsi que sur les émissions des activités industrielles et des installations de combustion, ont permis de diminuer de manière très importante depuis 20 ans les rejets dans l'air d'un grand nombre de polluants tels que le dioxyde de soufre (SO2), les particules (PM), les composés organiques volatiles (COV), le plomb et les métaux lourds.

Depuis les années 1980 les émissions de SO2 ont baissé de 85%, et celles de NOx de 39% Pour leur part, depuis les années 1990, les émissions de COV ont baissé de plus de 40% , celles de particules totales en suspension de 8% , et celles de plomb de plus de 96% (généralisation de l'essence sans plomb). (Données CITEPA)

Mais il ne faut pas relâcher les efforts car la pollution de l'air n'a pas disparu pour autant et dans certaines circonstances la réglementation prévoit le déclenchement de mesures d'alerte (restriction de la circulation et de certaines activités industrielles) pour éviter l'apparition de pics de pollution.

Quatre vingt quatre

C'est le nombre estimé de décès prématurés causés par les polluants lâchés dans l'atmosphère, chaque année dans le Var. (source Var maitn)

11 millions de tonnes de polluants émis en France chaque année dans l'atmosphère 

Bien que les émissions soient en baisse régulière, chaque année en France ce sont encore plus de 9 millions de tonnes de polluants qui sont émis dans l'air par les activités humaines (industrie, automobiles, activités domestiques, agriculture, etc).

Parmi ces polluants ont trouve notamment des oxydes de soufre et d'azote (SO2, NOX), des composés organiques volatils (COV), de l'ammoniac, des particules, des métaux, du monoxyde de carbone (CO). Certains de ces polluants se transforment dans l'atmosphère et donnent naissance à d'autres polluants tels que de l'ozone et des composés acides.

Emissions 2003 en France, hors gaz à effet de serre (Source CITEPA) : 
    - SO2 environ 0,5 millions de tonnes
    - NOx environ 1,2 millions de tonnes
    - COV environ 1,4 millions de tonnes
    - NH3 environ 0,7 millions de tonnes
    - particules environ 1,5 millions de tonnes
    - CO environ 6 millions de tonnes

Les responsables des diverses causes de pollutions

Dans le passé ce sont les activités industrielles et les foyers de combustion domestiques qui étaient les principales causes de la pollution de l'air dans nos régions. La situation a fortement évolué depuis 20 ans du fait de la diminution de ces activités et de la croissance du trafic et du nombre d'automobiles. De plus une large part de l'énergie utilisée en France de nos jours provient de l'électro-nucléaire.

La responsabilité des divers secteurs d'activité dans les émissions de polluants varie selon chacun d'entre eux. Ainsi la principale source d'émission d'oxydes d'azote (NOx) en France est la circulation automobile (environ 48% des émissions). En ce qui concerne le dioxyde de soufre (SO2) – les émissions qui sont en forte baisse – proviennent surtout des sources fixes de combustion telles que centrales thermiques fonctionnant au fioul ou au charbon (plus de 90% des émissions). L'ammoniac est principalement issu des lisiers d'animaux d'élevage (80%) (source CITEPA).

Un automobiliste français émet chaque année en moyenne 2,5 fois le poids de sa voiture en dioxyde de carbone (CO2) et la moitié de son propre poids en polluants divers.

Pour se déplacer en voiture, un français moyen parcourt 15 000 km par an. Il émet en moyenne 2,5 fois le poids de sa voiture en dioxyde de carbone (CO2) et 40 kg de polluants divers. Mais en utilisant, une voiture satisfaisant aux dernières normes antipollution (euro 4 entrée en vigueur au 1er janvier 2005) il n'émettra plus que 16 kg/an de polluants. (Source : logiciel Impact, ADEME).

Néanmoins, les moyens de déplacement les plus écologiques restent toujours, par exemple, la marche à pied ou la bicyclette, autant que cela soit possible.

Les polluants de l'air surveillés en permanence à l'extérieur 

Les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air évaluent en permanence la présence dans l'air ambiant de 13 polluants réglementés par des directives européennes et la législation nationale (voir : L'indice de qualité de l'air en région PACA au jour le jour). Cette réglementation comporte des seuils à ne pas dépasser dans l'air ambiant, ainsi que des seuils d'information et d'alerte. Les polluants concernés par ces dispositions sont les suivants :
    - dioxyde de soufre (SO2),
    -
dioxyde d'azote (NO2),
    - PM10 (particules inhalables, c'est-à-dire particules d'un diamètre inférieur à 10 micromètres),
    - plomb (Pb),
    - ozone (O3),
    - benzène (C6H6),
    - monoxyde de carbone (CO),
    - hydrocarbures aromatiques polycycliques,
    - arsenic,
    - cadmium,
    - nickel,
    - mercure
    - PM2,5 (particules en suspension dans l'air d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres).

D'autres polluants spécifiques pour lesquels il n'existe pas de normes dans l'air ambiant (formaldéhyde, polluants organiques persistants, ammoniac, odeurs, etc…) font également, au cas pas cas, l'objet d'études et de campagnes de surveillance. Notons que ces polluants font l'objet de réglementations en matière d'émissions.

Plus de 700 sites fixes de mesure de l'air ambiant 

La surveillance de la qualité de l'air est assurée sur l'ensemble du territoire français (métropole et DOM) par 38 Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA). Ce dispositif de surveillance est mis en œuvre par près de 400 experts et repose notamment sur :
    - environ 700 stations de mesure dotées d'instruments automatiques (2200 au total),
    - des campagnes de mesure et des études ponctuelles,
    - 22 camions laboratoire,
    - des moyens de calcul permettant d'évaluer la qualité de l'air et d'élaborer des prévisions au
      niveau national et local.

Au titre de la Loi sur l'air, l'ADEME est en charge de la coordination technique de ce dispositif de surveillance. Elle gère également une base de données qui recense l'ensemble des observations des AASQA.

Voir : L'indice de qualité de l'air en région PACA au jour le jour.

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