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Le vélo "libre service" en ville,
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Vélo’V : succès du vélo en libre service de Lyon
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Avec une gratuité d’utilisation de 30 minutes à 1 heure selon les modalités d’abonnement, chacun peut emprunter un vélo pour aller d’un point à un autre, voire le conserver un peu plus longtemps en échange d’une somme modique.
173 stations sont réparties à Lyon et Villeurbanne, principalement à proximité des gares et des transports en commun. Le plan d'implantation est conçu pour que l’on trouve une station Vélo’v tous les 300 mètres en moyenne, à moins de 5 minutes à pied l'une de l'autre.
Le service Vélo’v est accessible à toute personne âgée de plus de 14 ans, détentrice d’une assurance responsabilité civile et d’une carte Vélo’v. Différentes formules d’abonnement courte ou longue durée coexistent.
Pour emprunter un Vélo’v, il suffit de s’identifier dans l’une des stations en passant sa carte devant un lecteur optique. Puis de composer son code confidentiel et de sélectionner « prendre un vélo ».
On dispose alors de 45 secondes pour choisir son vélo en exerçant une action franche sur le frein ou sur le bouton du point d'attache. Pour signifier qu’il est prêt, le Vélo’v clignote et émet deux bips…Après utilisation, on le ramène dans n’importe quelle station du réseau.
Vélib' a franchi le cap
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Fort de ses 8 brevets, Cyclocity s’est développé autour d’un concept simple : concilier en zone urbaine accessibilité, sécurité, liberté et écologie. Sa conception marie mécanique, design, hardware, et logiciels ; elle est le fruit du travail de plusieurs équipes intégrées du Groupe JCDecaux. Parmi les grandes étapes de l’histoire de Cyclocity, il est intéressant de retenir les dates suivantes:
- 1999 : lancement du projet dans le cadre de la Direction Industrielle de JC Decaux
- mai 2001 : dépôt du brevet fondateur du système.
- juin 2002 : lancement de la phase pilote sur le site de la Clé Saint-Pierre
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fin 2002 : lancement d’une 1ère génération de Cyclocity destinés aux projets de Vienne (Autriche), Gijon et Cordoba (Espagne)
- 2002/3 : dépôt d'un brevet pour une solution d'accès par carte bancaire sécurisée
- 1er semestre 2003 : industrialisation, production et mise en service de Vienne en mai 2003, Córdoba et Gijón en juin 2003
- 1er semestre 2004 : dépôt de 8 brevets concernant la sécurité de l’usager et du vélo
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1er semestre 2005 : production de 2000 vélos, bornes, serveurs commerciaux, serveurs monétiques Notons que Cyclocity vient de recevoir le Janus de l’Industrie 2006 décerné par l’Institut Français du Design.
Note d'humeur...
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« Je suis optimiste sur le développement de notre solution : à l’image du mobilier urbain, notre Cyclocity va, j’en suis convaincu, se généraliser en France ainsi qu’à l’étranger et offrir aux citadins un nouveau mode de déplacement en ville » renchérissait Jean-Charles Decaux, à l’occasion de l’inauguration de Velo’v. Il est vrai que certains jours, jusqu'à 6 500 de ces vélos sont utilisés pour se rendre au travail, au restaurant, au cinéma, au marché... Les employés chargés du réassort travaillent parfois jusqu'à minuit afin qu'il y ait toujours des vélos disponibles dans chacune des stations !
« Nous sommes passés très vite du phénomène de curiosité à un vrai mode de déplacement urbain et populaire », se réjouit Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon délégué aux nouvelles utilisations de l'espace public. « Vélo'v accompagne un changement culturel que l'on pourrait baptiser d'individualisme collectif. Chacun choisit de façon autonome sa destination, ses horaires et sa trajectoire, mais utilise un moyen de transport collectif en le respectant ».
Le succès du Vélo'v tient à sa grande simplicité d’utilisation et à son coût réduit. Seul hic pour l'instant : l'approvisionnement des stations peine à suivre : « il arrive trop souvent que certaines d'entre elles soient vides ou a contrario intégralement remplies, raconte un utilisateur ; parfois des pneus sont dégonflés ou crevés et le système de décrochage n’est pas encore fiable à 100%, mais bons dès qu’on est assis sur la selle, on oublie ces petits inconvénients... » Les dégradations posent en effet problème, mais d’après Anthonin Darbon, « on ne déplore que peu d’actes de vandalisme alors que c’est ce qu nous redoutions le plus ; peut-être parce que nos vélos sont marqués Grand Lyon et non JC Decaux ! En tout cas les seules casses importantes sont dues à un mauvais usage du vélo : coups de trottoir ou chocs divers »
L’entretien justement est réalisé sur site, au moyen de navettes équipées pour réparer les incidents les plus courants. La société vient par ailleurs d'engager un ingénieur chargé d'analyser les mouvements des stations et d'ajuster leur taille.
Chaque élément de Cyclocity a fait l’objet d’une réflexion particulière. Ainsi le vélo dispose-t-il d’un ordinateur de bord destiné à contrôler le bon fonctionnement des principaux organes et à faciliter la gestion de la flotte. « Constitué d’un microprocesseur 16 bits et d’une mémoire non volatile, il est alimenté par batterie rechargeable et connecté à la dynamo, aux feux avant et arrière, aux freins. Relié par radio au serveur principal, il permet d’effectuer un compte-rendu de l’état du vélo et de l’heure de son retour. Ce dialogue permanent offre une réactivité optimale et un parfait contrôle du parc. » ajoute Anthonin Darbon.
- 2000 vélos et 175 stations
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de12 à 16 000 locations par jour
- de 12 à 15 utilisateurs par jour et par vélo
- une durée moyenne des trajets de 17 minutes
- une distance moyenne des trajets de 2,6 km
- 4 millions de kilomètres parcourus depuis le 19 mai, soit 10 fois la distance terre-lune.
« Je reçois chaque semaine environ 2 visites de villes intéressées par notre expérience lyonnaise, confie Anthonin Darbon. Le vélo urbain devrait exploser dans les mois, les années à venir. D’autant que dans le cadre des PDE (Plans de Déplacement d’Entreprises), les sociétés commencent à réfléchir aux problématiques du trajet entreprise/domicile de leurs collaborateurs ». La Poste elle même vient de lancer un nouveau vélo pour ses facteurs, et pense au jour où les centres villes seront interdits à tout véhicule motorisé… Quant à Washington et Barcelone, leurs projets sont bien avancés.
D’autres expériences sont effectivement menées en Europe : à Cordoue, à Gijon, à Vienne, des cyclocity circulent depuis plusieurs années en donnant toute satisfaction à leurs utilisateurs. Grâce à la formule, les usagers se déplacent plus rapidement, participent activement à la protection de l'environnement en contribuant à réduire les émanations des gaz d'échappement …et maintiennent leur forme par un exercice physique quotidien. A bon entendeur...
(lire : Le vélo en libre service à Marseille)
(lire : le vélo en libre service à Aix en Provence)
Les 5 raisons d’agir
1 - Les centre villes sont de moins en moins accessibles ; simple, pratique, Cyclocity est la bonne alternative à l’automobile. 2 - La protection de l’environnement est un devoir pour tous ; Cyclocity est par définition le moyen de transport non polluant. 3 - Les Plans de Déplacement d’Entreprises entrent dans l’actualité ; Cyclocity est une réponse adaptée aux attentes des dirigeants comme des salariés. 4 - Avec ses stations automatiques et ses bornes d’accès, Cyclocity est un système complet mis au service de la mobilité. 5 - Les mentalités sont prêtes à l’idée « d'individualisme collectif », au concept de biens publics à la disposition de tous. |
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