![]() |
||||||
Sur le Prado, les pistes cyclables sont hors-la-loiPar Clothilde Duquesnel Le tribunal administratif décide de rendre le terre-plein aux piétonsC'est formidable la petite reine, mais le cycliste en soi n'est pas un ange. Il peut être dangereux, surtout pour les piétons." Marc Vergier savoure sa victoire. Et, du côté du 1er Prado (de Castellane au rond-point), les cyclistes pourraient bien, sous peu, être obligés de retourner pédaler sur la chaussée et de rendre les terre-pleins aux piétons. C'est ce que vient de décider le tribunal administratif de Marseille en donnant raison à ce justiciable et en condamnant la Ville "à prendre les mesures nécessaires pour que soit mise en place dans un délai de 4 mois une signalisation indiquant que les bandes cyclables sont réservées aux enfants de moins de huit ans". Une "armée d'occupation"Question vélo, Marc Vergier sait de quoi il parle. Il l'a toujours pratiqué. "En respectant les autres", insiste celui qui dénonce "cette nouvelle race de cyclistes" qu'il qualifie "d'armée d'occupation". Pour lui, "sur ces terre-pleins on devrait être en sécurité et ce n'est pas le cas". C'est vrai qu'il n'est pas rare de voir débouler à toute allure des cyclistes s'estimant dans leur bon droit puisqu'ils roulent sur les pistes cyclables. "Dès 99, j'ai alerté la Ville sur les dangers des vélos et le mépris des cyclistes pour les piétons à ces endroits. Particulièrement les personnes vulnérables comme les gens âgés, les handicapés, les parents avec des poussettes. Mais je n'ai jamais reçu de réponse circonstanciée", regrette M. Vergier. Or, à regarder la loi de près, il a découvert que les arrêtés pris par la Ville "ne respectent pas l'obligation universelle de circuler au pas dans toutes les zones affectées aux piétons" M. Vergier a donc décidé de demander au tribunal l'annulation de ces arrêtés. Pour le collectif "Vélo en Ville", cette décision n'est pas une surprise. Les terre-pleins sont assez larges pour être partagés"Quand il a été question d'aménager les bandes cyclables, nous avions suggéré à la Ville de le faire sur les contre-allées et non les terre-pleins", rappelle Marc Fourneron, le président. Côté Ville, on ne comprend pas : "Les terre-pleins sont assez larges pour être partagés et s'il le faut nous ferons des aménagements", observe Laure-Agnès Caradec, adjointe à la circulation. "Nous pensons que cette décision du tribunal n'est pas adaptée à la réalité", indique Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la Ville, qui poursuit : "On va faire appel et demander un sursis à exécution". Le 21 janvier 2009 Avec l'aimable autorisation de La Provence
|
© 2009 Cycle Sud - Reproduction interdite