Respecter les règles élémentaires à vélo - Photo : La Provence |
En apprenant la sécurité à l’école
Par E.Levesque et F.La Rocca
12 000 jeunes du primaire au lycée sont sensibilisés à la prévention routière
Le Conseil général a piloté cette année encore l’opération "Campus sécurité routière" dans les collèges du département.
Dangers de l’alcool et de la drogue, utilité de la ceinture de sécurité et du port du casque, rôle du code de la route. Cette opération a touché 5 736 jeunes sur douze collèges en 2007 / 2008. "Pour les motiver, on démarre la journée avec la cascade d’un deux-roues qui se fait percuter. On sent alors le stress du jeune qui se met à la place du conducteur du deux-roues. Au total, plus de 401 000 € ont été consacrés pour ces actions pédagogiques", explique Roger Fenelon de la Direction du transport et de la sécurité.
Des ateliers variés
La journée se poursuit ensuite par des ateliers : saynètes, vidéos, simulations, exercices de freinage, tests aux chocs ou encore "voiture tonneau". "Les jeunes sont réceptifs et posent beaucoup de questions. C’est là que l’on voit la réussite de notre action," ajoute-t-il.
Créée il y a dix ans, cette action dure une journée. Elle a pour objectif de sensibiliser les jeunes collégiens du département aux dangers de la route et de diminuer les conduites à risques.
Une sensibilisation nécessaire
"Cette opération est indispensable lorsqu’on voit le nombre de jeunes ayant un accident dans le Vaucluse : la moitié des morts ont moins de 30 ans," précise M.Fenelon, qui a pour objectif de réaliser 17 campus l’an prochain. Pour que chaque jeune soit informé au moins une fois, le Conseil général se rend dans les 53 collèges du département une fois tous les quatre ans. Au total, 17 partenaires -dont la gendarmerie nationale et la Prévention routière - se sont associés au Département pour mener à bien ces ateliers.
Avec l'aimable autorisation de La Provence
L’approche
La préfecture de Vaucluse et la Direction départementale de l’Équipement (DDE) mettent en place un projet inédit dont le but est, avec les enseignants de la conduite, d’orienter les formations vers la compréhension des facteurs augmentant les risques d’accident, vers l’apprentissage de l’environnement dans lequel la conduite s’exerce et sur la capacité de chacun à s’auto-évaluer.
Ce projet pilote cours de 2008 à 2012 et a pour objectif l’amélioration de la formation de conduite. La phase de lancement de projet a abouti et trouvera une suite en 2009 auprès des apprentis conducteurs. .
|
La région soutient les lycées, des villes sécurisent leurs écoles
Par Rémy Martino
Villes, région ou préfecture s’immiscent dans la prévention routière auprès des jeunes.
"Il n’y a pas d’opérations organisées de prévention routière dans les lycées," dit Jean-Louis Joseph, vice-président du Conseil régional délégué à l’éducation. "Les établissements peuvent monter un dossier et l’on peut financer leurs projets. Mais si ça se fait, c’est de leur initiative."
Un exemple parmi tant d’autres d’implication municipale avec la Ville d’Avignon. En juin 2006, elle a lancé l’idée de lancer un pédibus pour les élèves du groupe scolaire Farfantello : mis en place depuis mars 2007, il s’agit d’un "bus à pied" sur un trajet fixe, sécurisé et encadré par des parents accompagnateurs. "Potentiellement, c’est quelque chose qu’il peut être possible de développer sur toutes les écoles," dit-t-on à la mairie d’Avignon.
La plus grande difficulté de ce genre d’opérations est de trouver des parents d’élèves motivés et ayant des disponibilités suffisantes au quotidien pour faire vire le pédibus. |
|
Entre autres, des dispositifs de type pédibus existent également à Robion par le biais de l’association "Mille pattes" et à Cucuron, via l’association "La navette". Pertuis a également un pédibus géré par la municipalité. En revanche, des villes comme Orange et Carpentras n’ont aucun dispositif de ce type à leur actif. D’autres initiatives peuvent exister en la matière. C’est notamment le cas de l’organisation gratuite à destination des jeunes de brevets de sécurité routières (BSR) menés par la Fédération française des cyclomotoristes de la police nationale qui était à Avignon l’an dernier.
Pour sa part, la préfecture de Vaucluse ne se positionne pas en tant qu’organisatrice d’opé-rations à destination des jeunes en matière de sécurité routière mais en tant que partenaire du Conseil général et de ses campus (lire ci-contre). Si elle ne s’investit pas en pointe avec les établissements scolaires, la Préfecture et la Direction départementale de l’Équipement vien-nent de lancer un projet visant à travailler sur l’éducation et la sécurité routière en partenariat avec les enseignants de la conduite.
|
|